La Pratique d’Affirmation de Genre ! On en a assez des idioties du genre, et des corrompus de la Société Canadienne de Pédiatrie !
Pour les curieux, les masochistes et les plus vigilants… parcourez ces documents de principes et points de pratique: c’est choquant pour le pédiatres honnêtes!
Pratique d’Affirmation de Genre tels que suggérés… par la Société canadienne de pédiatrie
Document de principes
Source https://academic.oup.com/pch/article/28/7/449/7329492
Tableau 7.
Les étapes cliniques pour une pratique d’affirmation de genre
| 1. Fournir un lieu accueillant et sécuritaire | • Assimiler la terminologie appropriée et à jour. • En cas d’incertitude quant au langage à utiliser, s’informer auprès du patient. • Former tout le personnel à utiliser un langage d’affirmation à chaque rencontre en cabinet. • Dans la salle d’attente, afficher des images et fournir des ressources qui témoignent d’une culture de soins diversifiée et inclusive. • Adopter des protocoles en cabinet orientés vers l’adolescent (p. ex., prévoir du temps pour prodiguer des soins confidentiels à chaque rendez-vous et offrir des horaires flexibles, des périodes sans rendez-vous, des suivis par téléphone ou par texto). |
| 2. Fournir des soins familiaux proactifs précoces | • Encourager les parents à créer un domicile où l’identité de genre n’est pas présumée, stigmatisée, ni forcée. • Renforcer la relation entre les parents et leur adolescent par tous les moyens possibles. • Mobiliser la famille, la famille élargie, les proches et la communauté à soutenir les parents et l’adolescent. • Promouvoir des relations thérapeutiques de confiance et collaboratives, dans l’intérêt primordial de l’enfant ou de l’adolescent. |
| 3. Répondre aux besoins de l’adolescent | • Être ouvert à discuter des possibilités et des trajectoires avec les personnes TDIG. OU • Assurer une orientation rapide vers des collègues qui peuvent prodiguer ces soins. • Connaître assez bien l’hormonothérapie d’affirmation de genre pour parler des avantages et des risques de chaque intervention et des protocoles de surveillance. OU • Assurer une orientation rapide vers des collègues qui peuvent prodiguer ces soins. • S’informer des objectifs de fertilité de l’adolescent et parler de préservation de la fertilité pour orienter le moment d’entreprendre les inhibiteurs d’hormones. ET • Orienter vers des experts appropriés avant d’entreprendre le traitement médical, en fonction des besoins. • Inviter les questions et les échanges sur la santé contraceptive et les relations sexuelles qui exigent une contraception. • Être en mesure de discuter de la manière dont les chirurgies d’affirmation de genre (même si elles sont moins courantes chez les adolescents TDIG) peuvent (ou non) s’intégrer à la vie future. OU • Diriger vers des collègues qui peuvent fournir l’information. |
| 4. Soutenir le bien-être mental de l’adolescent | • Utiliser l’outil d’entrevue psychosociale HEEADSSS. • Rassurer en expliquant que la dysphorie de genre n’est pas indicatrice d’une identité de genre « pathologique », mais caractérise la détresse qui s’y rattache et une trajectoire vers des services bienveillants. • Utiliser l’entrevue motivationnelle pour évaluer la motivation individuelle, les objectifs de vie, l’aptitude à prendre des décisions thérapeutiques. |
| 5. Optimiser l’évolution clinique | • Aborder les éventuels problèmes psychologiques, médicaux ou psychosociaux coexistants. • Être outillé pour surveiller les personnes qui entreprennent une hormonothérapie et leur prodiguer des soins de suivi. • Connaître les tests de dépistage appropriés (p. ex., surveiller les taux d’électrolytes chez l’adolescent à qui on prescrit de la spironolactone pour l’inhibition d’hormones). |
HEEADSSS domicile (home), éducation et emploi, alimentation (eating), activités, drogues, sexualité et genre, suicide ou dépression, sécurité; TDIG transgenres et de diverses identités de genre
Risible résumé
Un nombre croissant de jeunes s’identifient comme transgenres ou de diverses identités de genre. De nombreux pédiatres et dispensateurs de soins de première ligne accueilleront cette population dans leur pratique, dans le cadre de soins liés au genre ou de soins de santé généraux. Le présent document de principes se veut une ressource pour orienter les pédiatres et les dispensateurs de soins de première ligne à adopter une approche d’affirmation pour la prestation des soins réguliers à tous les jeunes. De plus, il contient de l’information visant à aider les dispensateurs à répondre aux demandes de conseils des jeunes transgenres et de diverses identités de genre et de leur famille au sujet des possibilités de transition médicale et d’orientation vers des services spécialisés s’ils le désirent et le jugent pertinent. ..
Tableau 1. Terminologie Open in new tab
Tableau 2. Critères diagnostiques enfants Open in new tab
Tableau 3. Les critères diagnostiques adolescents et les adultes Open in new tab
Tableau 4. Des stratégies pour les soins d’affirmation de genre Open in new tab
Tableau 5. Open in new tab
Exemples de questions HEEADSSS auprès des jeunes transgenres ou de diverses identités de genre
| Domaine | Question |
|---|---|
| Domicile (Home) | • Tes parents ou tes tuteurs appuient-ils ton identité de genre et y participent-ils? • Les personnes qui vivent avec toi utilisent-elles les pronoms appropriés? • As-tu l’impression de pouvoir exprimer ton identité de genre en toute sécurité à la maison? |
| Éducation et emploi | • Peux-tu exprimer ton genre en toute sécurité à l’école ou au travail? • As-tu accès à une toilette qui te convient à l’école ou au travail? |
| Alimentation (Eating) | • T’arrive-t-il de restreindre ou d’accroître ta consommation d’aliments pour modifier ton apparence corporelle afin de mieux correspondre à ton identité de genre? |
| Activités | • Te sens-tu à l’aise d’exprimer ton genre dans le cadre des activités parascolaires? • As-tu des camarades et des amis qui te soutiennent? |
| Drogues | • Si tu consommes des substances psychoactives, est-ce que tu le fais parfois à cause de tes sentiments au sujet de ton genre? |
| Sexualité et genre | • Y a-t-il des genres particuliers qui t’attirent? • Si tu as une relation amoureuse, cette personne connaît-elle ton identité de genre et la soutient-elle? |
| Suicide ou dépression | • Comment te sens-tu à l’idée d’avoir une identité de genre différente du sexe qui t’as été assigné à la naissance? |
| Sécurité | • Y a-t-il des lieux où tu choisis de ne pas faire connaître ton identité de genre ou des personnes que tu choisis de ne pas informer de ton identité de genre? Est-ce parce que tu crains pour ta sécurité? |
Tableau 6. Les inhibiteurs d’hormones courants pour les soins médicaux d’affirmation de genre Open in new tab
| Agent | Principales considérations |
|---|---|
| Chez les personnes de sexe féminin assigné à la naissance | |
| GnRHa (acétate de leuprolide pour suspension à effet prolongé) | • Administrés par voie intramusculaire, généralement toutes les quatre ou douze semaines. • Agissent sur l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique pour inhiber la production gonadique d’œstrogène et représentent donc l’option inhibitrice la plus efficace. • Les effets secondaires incluent la douleur, la rougeur et l’irritation ou un abcès stérile au point d’injection (dans environ 5 % des cas), des bouffées de chaleur pendant les quelques premiers mois suivant le début du traitement, des fluctuations d’humeur (irritabilité, baisse d’humeur) vers le début du traitement, une baisse de libido, des céphalées ou des modifications visuelles (y compris une rare association avec l’hypertension intracrânienne idiopathique). • Peuvent provoquer un saignement « de poussée hormonale » après la première dose. • Peuvent ralentir la croissance linéaire s’ils sont administrés pendant une poussée de croissance pubertaire. • S’ils ne sont pas pris au moment prévu, la puberté peut reprendre. • Coûteux (pour certains, les coûts peuvent être remboursés par les régimes d’assurance provinciaux ou territoriaux, une assurance privée ou un programme de prestations de compassion du fabricant). • Après leur arrêt, les effets hormonaux et pubertaires endogènes reprennent généralement dans les six mois. • Conseiller des exercices de mise en charge et l’optimisation de l’apport en calcium et en vitamine D pour promouvoir la santé osseuse. Envisager d’effectuer une ostéodensitométrie pour évaluer la densité minérale osseuse avant le début du traitement. • Un électrocardiogramme est recommandé chez les adolescents qui prennent un autre médicament reconnu pour prolonger l’intervalle QT ou qui ont des antécédents familiaux d’anomalies de l’intervalle QTc. • L’utilisation en monothérapie pendant une longue période (généralement plus de deux ans) peut comporter des risques associés à l’absence prolongée d’exposition aux stéroïdes sexuels. |
| Contraceptif oral combiné | • Pris par voie orale une fois par jour. • En prescription continue, peut réduire la fréquence des saignements menstruels. • N’interrompt pas le développement pubertaire. • Peut traiter la dysménorrhée et agir comme contraceptif. • Doit être pris tous les jours pour être efficace. • Les effets secondaires incluent les nausées, la sensibilité des tissus du torse, des microrragies, des ballonnements. • Augmentation du risque de thromboembolie. Il faut évaluer les adolescents pour écarter les contre-indications. • Contient des hormones féminines (œstrogènes et progestatifs), qui peuvent être sources de détresse pour les jeunes TDIG. |
| Acétate de médroxyprogestérone pour suspension à effet prolongé | • Administré par voie intramusculaire, généralement toutes les douze semaines. • Peut réduire la fréquence des saignements menstruels, mais cet effet est variable. Est généralement plus efficace lorsqu’il est utilisé longtemps. • N’interrompt pas le développement pubertaire. • Les effets secondaires incluent la douleur, la rougeur ou l’irritation au point d’injection, la prise de poids, la baisse de libido, les fluctuations d’humeur, les saignements intermenstruels. • L’utilisation en monothérapie pendant une longue période (généralement plus de deux ans) peut comporter des risques pour la santé osseuse. • Conseiller des exercices de mise en charge et l’optimisation de l’apport en calcium et en vitamine D pour promouvoir la santé osseuse. • Contient des hormones féminines (progestatifs seuls), qui peuvent être sources de détresse pour les jeunes TDIG. |
| Dispositif intra-utérin au lévonorgestrel | • Inséré dans l’utérus par un professionnel de la santé formé. Efficace jusqu’à cinq ans. • Peut réduire la fréquence des saignements menstruels, mais cet effet est variable. • N’interrompt pas le développement pubertaire. • Le prix peut être prohibitif. • Peut traiter la dysménorrhée et agir comme contraceptif. • Les effets secondaires incluent un inconfort au moment de l’insertion, des saignements intermenstruels, de l’acné. • Contient des hormones féminines (progestatifs seuls) et peut être considéré comme invasif, ce qui peut être source de détresse chez les jeunes TDIG. |
| Contraceptif oral à progestatif seul | • Pris par la bouche une fois par jour. • Peut réduire la fréquence des saignements menstruels, mais son effet est variable en fonction du type et de la dose de progestatif. Est généralement plus efficace lorsqu’il est utilisé longtemps. • N’interrompt pas le développement pubertaire. • Certaines formulations peuvent traiter la dysménorrhée et agir comme contraceptif. • Doit être pris tous les jours pour être efficace, y compris une adhésion rigoureuse (ingestion toujours à la même heure) pour certaines formulations. • Les effets secondaires incluent les microrragies, la sensibilité du torse, l’acné, la baisse d’humeur. • Contient des hormones féminines qui peuvent être sources de détresse pour les jeunes TDIG. |
| GnRHa (acétate de leuprolide pour suspension à effet prolongé) | • Les considérations sont semblables à celles exposées ci-dessus chez les personnes de sexe féminin assigné à la naissance. • Agissent sur l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique pour inhiber la production gonadique de testostérone et représentent donc l’option inhibitrice la plus efficace. • Les jeunes peuvent éprouver une augmentation transitoire des érections après la première dose. • Peu susceptibles d’inhiber complètement les érections, mais peuvent en réduire la fréquence et la durée. |
| Spironolactone | • Comprimés pris par voie orale de une à deux fois par jour. • Bloque l’action de la testostérone, mais une exposition légère et continue peut se produire, de manière que certaines personnes conservent une certaine fonction sexuelle. • Doit être prise selon les indications posologiques pour être efficace. • Peut ralentir la progression pubertaire, mais pas l’interrompre complètement. • Exige une surveillance électrolytique. • Les effets secondaires peuvent inclure la fatigue, les fluctuations d’humeur, la baisse de libido, les céphalées, l’augmentation des mictions. • Peut causer une gynécomastie (une augmentation de la quantité de tissu mammaire), qui peut être un effet souhaité chez certaines personnes. |
| Acétate de cyprotérone | • Comprimé pris par voie orale tous les jours ou tous les deux jours. • Exerce une action à la fois centrale et périphérique (effets progestogéniques et anti-androgéniques). Peut être plus efficace que la spironolactone. • Doit être pris selon les indication posologiques pour être efficace. • Peut ralentir la progression pubertaire, mais pas l’interrompre complètement. • Les effets secondaires incluent les fluctuations d’humeur (plus prononcées que celles causées par la spironolactone), la fatigue, la baisse de libido, les ballonnements, l’acné. • La surveillance de la prolactine s’impose. L’acétate de cyprotérone est associé à une augmentation du risque d’hyperprolactinémie, notamment en conjugaison avec des œstrogènes. • Est associé à une augmentation du risque de méningiome. Peut être associé à une hépatotoxicité. Contre-indiqué chez les personnes ayant un dysfonctionnement hépatique. |
GnRHa agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines; TDIG transgenres ou de diverses identités de genre