La pandémie Autisme, un Mal-être évident!
La recrudescence des diagnostics de TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) et de TSA (trouble du spectre de l’autisme) chez les femmes, souvent mineures, s’accompagne dans le même temps d’une augmentation massive des diagnostics de dysphorie de genre et des demandes de transition de genre FtM (Female to Male) : en Belgique, par exemple, en 2024, pour la première fois, les demandes de modification du sexe à l’état civil étaient majoritairement des « masculinisations ».
Le psychiatre et chercheur québécois Laurent Mottron déclare dans Marianne (29/08/2026) :

« L’autisme est devenu une explication de plus en plus utilisée pour rendre compte d’un sentiment de différence ou de malaise identitaire. C’est un sujet controversé, mais je considère que lorsque la prévalence dépasse 1,5 % de la population, comme aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Suède, une partie des diagnostics devient discutable. La France reste prudente, mais de plus en plus de professionnels n’osent pas refuser les diagnostics qui leur sont suggérés. Ils considèrent qu’être progressiste impose d’écouter et d’avaliser leurs patients. […] Cela ne signifie pas qu’il faille refuser les évaluations à l’âge adulte : certaines sont justifiées. Mais on assiste aujourd’hui à une extension excessive du diagnostic d’autisme. […] Lorsque des personnalités publiques très intégrées socialement s’approprient cette étiquette, cela peut brouiller la compréhension du trouble. Je crains qu’un autisme médiatique, présenté comme invisible ou valorisant, ne fasse oublier la réalité des personnes qui rencontrent de véritables difficultés au quotidien. […] J’ai des réserves face à l’explosion actuelle des diagnostics chez les femmes adultes. Il y a une prédominance masculine dans l’autisme. Personne ne sait pourquoi, mais on compte quatre garçons pour une fille autiste. […] En réalité, ce diagnostic est valorisant, alors que les explications alternatives chez les femmes d’un sentiment de mal-être général, comme le trouble de personnalité limite ou l’anxiété, sont discriminantes. […] Dans nos derniers modèles, il s’agit d’une possibilité humaine, comme être gaucher, qui survient également de manière aléatoire, à proportion fixe, chez des familles prédisposées, avec une inégalité entre les sexes. »